Une médecine de classe

26 juin 2017 – La médecine française demeure une médecine de classe. Elle ne soigne pas de la même façon les malades selon leur origine sociale. Un point de vue de Maud Gelly et Laure Pitti, sociologues, extrait de la revue Agone.

La dernière loi de santé, promulguée le 26 janvier 2016, a fait du combat contre «  les injustices et les inégalités de santé et d’accès au système de soins » l’un des «  trois défis majeurs » pour améliorer la santé de la population en France. Dans sa présentation de la loi, le ministère de la Santé a multiplié les exemples d’inégalités sociales de santé : « les enfants d’ouvriers ont dix fois plus de risques d’être obèses que les enfants de cadres, les cadres vivent dix années de plus que les ouvriers sans limitations fonctionnelles…  ». Le constat n’est pas nouveau : les écarts entre les classes sociales en matière de santé font l’objet d’un consensus, en épidémiologie [1] comme en sciences…

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