Un maçon à l’Assemblée – FAKIR | Presse alternative

« Dans une ville manufacturière, il meurt de faim, de froid et de misère, 20 000 enfants sur 21 000 avant l’âge de cinq ans. »

Alors qu’il cite, devant l’Assemblée législative, un rapport de l’Académie des Sciences morales, Martin Nadaud est interrompu par des cris de paon, des vociférations. Le président de la Chambre rétablit tant bien que mal le silence, ce 31 janvier 1851, et le député reprend : « Nierez-vous encore que nous avons en France de 18 à 20 millions d’ouvriers dont les salaires sont insuffisants pour pouvoir subsister eux et leur famille ? »

Et le tribun poursuit, durant deux heures, au milieu des huées, « tenant tête aux ennemis de la République », comme il l’écrit.

C’est que la faim, le froid, la misère, lui les a connus.

Les accidents du travail, il les a subis.

La place de Grève, où l’on marchande les hommes, il l’a fréquentée.

Et il en a fallu, des anomalies, pour que le maçon de la Creuse siège sur les…

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