« Un collectionneur allemand », ou l’art sans l’humanité – The Dissident

Un collectionneur allemand, ressemble à une vaste galerie glacée où seuls se répondent les échos de tableaux murmurants. Écriture froide, dénuée de dialogue, profonde pourtant, elle vient bouleverser notre rapport à l’art comme à la beauté. Il est le premier roman de Manuel Benguigui, nouvel auteur parisien né en 1976 et qui, parallèlement à sa passion pour l’écriture, travaille dans une galerie d’art tribal.

L’histoire met en scène Ludwig, officier allemand envoyé à Paris au moment de l’occupation. Dans ce monde déjà à part de la Seconde Guerre Mondiale, cet ancien vétéran de la guerre de 14 est un être on ne peut plus marginal. « Absorbé par l’art » dès sa plus tendre enfance, il ne se consacre qu’à ce dernier ; non pas pour sa possession, mais pour le plaisir des yeux. De son œil aiguisé, la simple rencontre avec une toile l’en fait propriétaire. Dès son arrivée à Paris, il intègre l’ERR, l’équipe d’intervention du…

Lire la suite

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *