quand l’art fait de l’économie, par Sabine Cessou (Les blogs du Diplo, 9 juin 2017)

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« Sueur et co. »

© Tchif, 2017

L’artiste Tchif, Béninois quadragénaire, est emblématique d’une génération qui se moque éperdument de savoir comment les anciennes métropoles coloniales voient l’Afrique, mais se préoccupe de dire comment elle-même se perçoit et s’envisage dans le monde.

Rue de Seine, à la galerie parisienne Vallois, il a exposé en mai son nouveau travail photographique : Africa My Name’s Job (jeu de mot sur « Afrique, mon nom est Travail » et « Mon nom est Job »). Cette série d’autoportraits mélange noir et blanc et couleurs, lui permettant de rester dans ses compositions habituelles de peintre. Il incarne dans les rues de sa ville, la capitale économique du Bénin, toute la panoplie de petits métiers du secteur informel qui permettent aux gens ordinaires de survivre. Vendeur de kpayo (essence frelatée en provenance du Nigeria voisin), de tomates, de tabac, zemidijan (taxi-moto), mécanicien en bleu de…

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