Plus tabou que le sexe – FAKIR | Presse alternative

Amiens,
lundi 21 novembre 2016

Alexis habite sur la placette à côté de Fakir, et des fois on se demande s’il n’habite pas à Fakir…

Il vient d’arriver à Amiens.

On lui sert de port d’attache.

Comme il est photographe, je lui fais part d’une idée, qui me trotte dans la tête depuis un bail :

Mon père a bossé pendant plus de trente ans chez Cassegrain, puis Bonduelle, comme cadre, j’ai entendu son pas dans l’escalier, tôt le matin, il faisait souvent nuit lorsqu’il rentrait, et de ses journées, de ses semaines, de ses années, j’en savais peu, juste qu’il comptait des hectares de pois, de haricots verts, de carottes, et aujourd’hui que transmet‑il de cette vie à ses petits‑enfants ? Rien, cette mémoire tombe dans un trou noir.

Et idem pour Vincent. Sa mère vient de partir en préretraite, à 55 ans, elle travaillait à l’hôpital Saint-Victor, où son fils n’a jamais mis les pieds. Elle disparaissait le soir, réapparaissait le matin, ou…

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