« Le Caire Confidentiel », ou les abîmes de l’Égypte, par Akram Belkaïd (Les blogs du Diplo, 17 juillet 2017)

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© Port au Prince Pictures

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Une fois n’est pas coutume, il n’y a pas débat ou presque. Disons-le d’emblée, Le Caire Confidentiel, du réalisateur suédo-égyptien Tarik Saleh, est un film noir très réussi (1). En France et à l’étranger, la critique l’a reconnu de manière quasi unanime. C’est peut-être même la première fois qu’une fiction de ce type se déroulant au cœur du monde arabe – en Égypte, en l’occurence –, et mettant en scène des personnages arabes, atteint une telle dimension universelle. On reviendra sur quelques imperfections de cette œuvre cinématographique qui fera date et sur les questions qu’elle peut poser, mais résumons d’abord l’intrigue.

Les faits se déroulent début 2011, moins de deux semaines avant le 25 janvier, jour traditionnel de la « fête de la police », que les activistes ont choisi pour organiser la première manifestation contre le régime du président Hosni Moubarak. Une chanteuse…

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