La tarentelle contre l’individu moderne et son monde

Serge Quadruppani : Si j’avais eu le plaisir d’être ton éditeur, je t’aurais proposé un autre sous-titre, peut-être moins poétique mais plus explicite. En effet, tu n’étudies pas seulement la tarentelle dans toutes ses dimensions, mythologiques, historiques, anthropologiques, mais aussi d’autres pratiques musicales comme la tammurriata napolitaine, la danse des couteaux, les chants de prison, les berceuses, le Lamento, les chants de travail. Je t’aurais proposé quelque chose comme « Les musiques de la plèbe contre les dévastations de la raison moderne en Italie du Sud ». Je sais, c’est long. Mais il me semble que cette imposante somme (451 pages de texte, 12 de bibliographie) qu’est Tarentelle apporte, en plus d’une foisonnante et passionnante documentation, une importante contribution à la critique des Lumières, de la modernité et du progrès. A ton avis, qu’est-ce qui a été perdu avec la quasi-disparition du rituel de la tarentelle ?…

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