La loi des chaises – FAKIR | Presse alternative

« “Puisque vous n’avez rien de possible à me montrer, dit brusquement Madame Desforges, conduisez-moi aux robes et costumes.” Marguerite prit la chaise par le dossier, et la traîna, renversée, sur les pieds de derrière, qu’un tel charriage usait à la longue. Et le grand voyage commença, le long des galeries encombrées. »

C’est un marathon que courent, au long de leur journée, les employées du Bonheur des Dames – accompagnant les clientes dans le magasin. Le caddy à roulettes n’est pas encore inventé, et à la place elles tirent une chaise au fil des rayons. « Un corset de satin noir, des manchettes de fourrure vendues au rabais, à cause de la saison, des dentelles russes dont on garnissait alors le linge de table », toutes ces emplettes « s’empilaient sur la chaise, les paquets montaient, faisaient craquer le bois ; et les vendeurs qui se succédaient, s’attelaient avec plus de peine, à mesure que la charge devenait plus lourde.
– Par ici,…

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