Himat : « Difficile de rêver avec des sujets quand c’est la guerre qui domine »

De quelle manière vos racines kurdes perdurent chez vous, vous qui êtes si loin du Kurdistan?

Himat: Même chez moi je me sentais presqu’exilé. Ma famille vient du nord du Kurdistan d’Irak. Nous avons eu des problèmes et sommes allés nous installer à Kirkouk. De là je suis parti travailler à Bagdad. Du coup, j’étais toujours presqu’exilé. Et puis, après 1991 j’ai été vraiment exilé. J’étais au Japon pour une exposition et la guerre du Golfe a été déclenchée. J’ai attendu que la situation se calme. Et en réalité, j’attends toujours que ça se calme.

Votre travail d’artiste a commencé lorsque vous étiez. Mais au départ il s’agissait plutôt de poésie?

Himat: Effectivement, avant la peinture j’ai écrit de la poésie. Chez moi il y avait des livres. Mon père lisait beaucoup d’ouvrages anciens, d’histoire et j’ai été impressionné par ces livres déjà comme objets mais aussi par son amour pour les livres. J’ai lu beaucoup de…

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