Edito : Le vernis craque déjà

L’élection avait été une vaste campagne de communication  : de la mise en scène monarchique aux sourires «  Colgate  » du nouveau président  ; des promesses de vertu républicaine à celles du renouvellement. Tout avait la couleur d’une publicité de téléréalité et le goût d’une bière tiède.

Mille promesses auxquelles personne ne croyaient. Et le vernis n’a pas tardé à craquer. Revoilà les petites affaires et la bonne vieille corruption républicaine. Revoilà l’odeur fétide du lepénisme sortant de la bouche du ministre de l’Intérieur. Revoilà les anciennes allégeances internationales et la complaisance des impérialistes. Rien n’a changé dans les salons de la bourgeoisie  : l’élection n’avait été qu’un divertissement nécessaire, l’important étant que rien ne bouge vraiment. La nouvelle communication n’avait pour but que de détourner le regard des vraies questions : la destruction du Code du travail, la fin des…

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