Deligny, la fuite entre les lignes

Comment faire cause commune avec des enfants autistes ? Quel sort réserver à des garnements turbulents qui se heurtent à une société répugnante ? Toute sa vie, Fernand Deligny a recherché comment être présent auprès des  enfants pour leur permettre de vivre.

 

Instituteur, Fernand Deligny a 26 ans en 1939 lorsqu’il se fait embaucher à l’asile d’Armentières. Les 11 pavillons de l’hôpital abritent alors 2 500 malades. Parmi eux, une centaine d’enfants catégorisés « arriérés profonds inéluctables ». Pour les psychiatres, leur avenir est tout tracé. Placés à l’HP pour y attendre la mort, leur vie se déroulera du pavillon des enfants à celui des mourants. Écartés du monde, ils ne franchiront plus les grilles de l’hôpital qu’une fois passés par la morgue.
Profitant de la désorganisation provoquée par la guerre, Fernand Deligny bouscule l’organigramme et la vie du pavillon 3 dont il est devenu directeur. Il investit les caves et les…

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