Dans une indifférence coupable, les morts s’accumulent à la frontière franco-italienne

On l’appelle le cimetière du Trabuquet, du nom donné autrefois à un piège qui capturait les oiseaux passant par dessus des collines. C’est de là qu’il faut commencer cette histoire : sur les hauteurs de la vieille ville de Menton, avec toute la distance nécessaire pour embrasser d’un seul regard la ligne de crête entre la France et l’Italie, de la vallée de la Roya au nord, jusqu’aux postes-frontières des ponts Saint-Ludovic et Saint-Louis, qui longent la mer au sud. Entre les deux, on distingue l’embouchure du tunnel reliant les autoroutes A8 et A10 où, par une fin d’après-midi d’octobre, Milet Tesfamariam, une jeune Érythréenne de 17 ans, a été fauchée par un semi-remorque.




Mémorial du tirailleur de Menton, inauguré en 2012 (Crédit : Olivier Favier).

De cette nécropole, près du monument au tirailleur sénégalais en mémoire des 1137 soldats d’Afrique de l’Ouest et de Madagascar inhumés ici – et morts pour la France durant la…

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