Comment les généraux israéliens ont préparé la conquête bien avant 1967

Deux jours après la fin de la guerre de juin 1967, le premier ministre israélien, le travailliste Levi Eshkol, déclarait : « L’existence d’Israël ne tenait qu’à un fil. Mais les espoirs des dirigeants arabes de l’anéantir ont été anéantis. »1 Cette thèse — qu’Israël était menacé de disparition, et sa population avec — avait été à l’origine de la « guerre préventive » que venait de mener Israël contre ses voisins arabes. Une fois évaporée l’assertion initiale des Israéliens prétextant que les Égyptiens avaient engagé les hostilités, la thèse de la « menace existentielle » devint l’argument politique et diplomatique constant d’Israël pour justifier son attaque.

Pourtant, cinq ans plus tard, une série de généraux israéliens allaient vigoureusement et publiquement contredire cette assertion. L’ex-chef d’état-major adjoint Ezer Weizman tirait le premier : « L’hypothèse de l’extermination n’a jamais été…

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