comment l’écologie capitaliste aggrave la situation (par Nicolas Casaux) – Le Partage

En 1974, le philo­sophe André Gorz publiait un texte inti­tulé « Leur écolo­gie et la nôtre[1] », dans lequel il dénonçait la récu­pé­ra­tion de l’éco­lo­gie par l’in­dus­trie, les groupes finan­ciers — en un mot, le capi­ta­lisme.

Voici ce qu’il écri­vait :

« Évoquer l’éco­lo­gie, c’est comme parler du suffrage univer­sel et du repos du dimanche : dans un premier temps, tous les bour­geois et tous les parti­sans de l’ordre vous disent que vous voulez leur ruine, le triomphe de l’anar­chie et de l’obs­cu­ran­tisme. Puis, dans un deuxième temps, quand la force des choses et la pres­sion popu­laire deviennent irré­sis­tibles, on vous accorde ce qu’on vous refu­sait hier et, fonda­men­ta­le­ment, rien ne change.

La prise en compte des exigences écolo­giques conserve beau­coup d’ad­ver­saires dans le patro­nat. Mais elle a déjà assez de parti­sans…

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