Camping, mafia et solidarité aux portes du centre pour migrants de la chapelle

Boulevard Ney, Paris 18e – Entre des détritus, des matelas et des tentes, des dizaines de jeunes gars se déhanchent furieusement, sourire aux lèvres, sur du rap américain et de la musique africaine. En guise de sono, une simple voiture garée sur le trottoir, portières ouvertes.

Dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 juillet, les exilés de Paris célèbrent leur future évacuation, qui commence dans quelques heures. Enfin, ils vont pouvoir quitter le bout de bitume puant sur lequel certains sont englués depuis des semaines.

Cette fois, la préfecture parle de plus de 2700 « mises à l’abri ». Les associations disent 2000. Deux fois plus, au moins, que le nombre d’habitants des camps finalement expulsés le vendredi matin à l’aube. S’il sont aussi nombreux, c’est parce que le bouche-à-oreille a fait son oeuvre. Ils viennent des quatre coins de la capitale en espérant profiter de la « mise à l’abri ». A 5 heures, une vingtaine de camions de police…

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