Billets d’Afrique 268 – juin 2017

C’est devenu le leitmotiv, le refrain obligatoire : après la « rupture » de Nicolas Sarkozy en 2007, après le « changement » de François Hollande en 2012, voici le « renouveau » d’Emmanuel Macron.

La jeunesse de notre nouveau président, célébrée par des commentaires aussi stupéfiants qu’abondants, n’a visiblement d’égal que l’abâtardissement des promesses de bouleversement de la politique africaine de la France. « Comment faire du neuf avec du vieux », s’amusaient les journalistes le jour de l’annonce de la composition du gouvernement.

La désignation aux Affaires étrangères de l’inamovible « ministre de l’Afrique » du quinquennat précédent pourrait faire rire, tant elle est caricaturale : elle fait surtout marrer l’État-major, qui sent bien que le Quai d’Orsay n’en sera que plus enclin à s’aligner sur le tout militaire de la « gestion de crise » à la Française, et ne cherchera pas plus que par le…

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