Barbès Blues au temps du couvre-feu (67) / Farid Taalba

Emir Khaled

 

Pour comprendre une telle situation, encore faut-il se souvenir que, après la guerre 14-18, malgré le prix du sang versé sur les champs de bataille de Verdun ou du Chemin des Dames, et pour rappeler les promesses faites par la France avant la guerre afin d’améliorer le sort des Algériens Musulmans, le mouvement Jeunes-Algériens, constitué d’une poignée de jeunes lettrés issue d’une élite formée à l’école française, se mit en tête de réclamer le respect de la parole donnée. Les colons et l’administration faillirent étouffer. Ils crièrent au complot nationaliste, fustigèrent ces hommes qui avançaient masqués de leur loyalisme à la France pour mieux cacher leurs intentions indépendantistes. Pourtant, ces jeunes turcs, comme on les appelait d’ailleurs communément, n’eurent pourtant pas une telle audace, si ce n’est quelques aménagements dans l’ordre existant des choses : une représentation parlementaire égale à celle…

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