Auxiliaire de vie scolaire, un métier d’utilité publique mais confronté à une grande précarité

Mia [1], 38 ans, vient d’aider Manon à apprendre une poésie en commençant par la fin. C’est moins anxiogène pour la petite élève de CE1, qui souffre de troubles autistiques. Mia félicite Manon et lui indique la suite du programme sur un semainier avec photos, couleurs et pictogrammes qu’elle lui a fabriqué. Depuis 2012, Mia est « accompagnante des élèves en situation de handicap » – AESH selon l’acronyme dont l’Éducation nationale est friande, également nommé AVS (auxiliaire de vie scolaire). Une profession fortement féminisée, et qui connait un gros turnover. On y tient souvent un certain temps, avant de jeter l’éponge et d’être remplacé par quelqu’un d’autre.

Les auxiliaires de vie scolaire interviennent en maternelle, en primaire ou au collège. Elles sont 86 000, dont 28 000 dédiées à l’accompagnement des enfants handicapés à temps partiel [2]. « J’adapte les ateliers et le travail demandé par la maîtresse aux…

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