Au Brésil, l’impunité et la désillusion menacent l’Etat de droit

Près d’un an après la destitution de Dilma Rousseff, les députés brésiliens ont délibéré, mercredi 2 août 2017, au sujet du président en poste, Michel Temer. Doit-il faire l’objet de poursuites judiciaires ? L’objet des accusations qui pèse contre lui est bien plus grave que pour l’ancienne présidente. Les députés ont pourtant décidé d’annuler les poursuites contre Michel Temer. L’Etat de droit brésilien est mis à mal par une impunité assumée au grand jour qui brise toute légitimité démocratique de ses représentants.

Dans un cadre similaire à celui du 12 mai 2016 (ouverture de la procédure de destitution contre Dilma Rousseff), les députés se sont exprimés tour à tour pour ou contre l’accusation. Au terme d’une entreprise colossale de marchandages de soutiens menée par Michel Temer, plus de la moitié des députés (263) a voté contre l’ouverture des poursuites judiciaires à son encontre, alors qu’un tiers (171 votes) était…

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