Assa Traoré : « La France a besoin d’une belle révolution »

Basta ! : Depuis le décès d’Adama, le 19 juillet 2016, votre famille a déposé trois plaintes, notamment pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », et pour « non assistance à personne en danger ». Pourriez-vous faire un point sur ces procédures ?

Assa Traoré : La principale avancée, depuis un an, est le dépaysement de l’affaire du tribunal de Pontoise vers celui de Paris, et la nomination d’un juge d’instruction pour enquêter. A Pontoise dans les premières semaines, le procureur a menti. On entend qu’Adama est décédé d’une crise cardiaque, puis d’une infection grave. Qu’il est mort sous l’emprise de l’alcool et de la drogue. On veut le faire passer pour un voyou, pour un criminel. Les gendarmes deviennent des victimes ! C’est alors que nous avons demandé une seconde autopsie, même si l’État a très rapidement tenté de nous rendre le corps d’Adama, prétextant que nous sommes musulmans…

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