À Paris, un exilé afghan se noie sous le regard des passants impuissants

Samedi 8 juillet, Ezatwazir est posé chez lui. 19h20 son portable sonne. Au bout du fil, un copain en panique :

« Il me dit que Khan s’est noyé. Au début j’ai cru à une blague, mais j’ai couru les rejoindre. »

Quelques minutes plus tard, il rejoint ses copains afghans au bord du canal de l’Ourcq qui traverse le parc de la Villette. Le corps de son ami et colocataire, a disparu sous les eaux.

Quelques heures plus tôt la bande déjeunait ensemble. Ezatwazir nous montre une photo. Khan est attablé, un sourire discret barre son visage juvénile. Il n’avait que 19 ans. « On avait organisé ce repas parce que l’un de nos amis avait perdu son cousin en Afghanistan. » Victime d’un conflit qui n’en finit plus. Une situation que Khan a fui dans l’espoir d’une vie meilleure. Il n’a rejoint Paris que 4 mois plus tôt, après un très long périple : Iran, Turquie, Bulgarie, Serbie, Hongrie, Autriche et enfin la France, où il rêvait de…

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