A Marseille, les dessous bien peu reluisants du nouveau tourisme portuaire

Cet article a initialement été publié dans le journal CQFD.

Il y a soixante ans, on y débarquait fruits et légumes en provenance du bout du monde. Agrumes, bananes ou fèves de cacao s’entassaient brièvement sur le môle Léon Gourret, avant de partir pour les primeurs et marchés de toute la France. Depuis, les bateaux ont changé, les cargos cédant la place à d’énormes navires de croisière. Et leurs entrailles vomissent désormais de nouvelles marchandises : touristes américains, pékins japonais, excursionnistes italiens ou vacanciers français. Pot-pourri de croisiéristes débarquant en masse, perches à selfie dans une main et précieuses devises dans la poche. Avec eux, la promesse d’un nouvel âge d’or, éternel espoir de renaissance d’une ville en butte à la pauvreté, au chômage et au clientélisme. Marseille sera le paradis de la croisière, ou ne sera pas. C’est en tout cas ce qu’ils disent.

De l’« artisanat » à l’usine à…

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