15e étape. Avec Bardet et Froome, ça devient franc et Massif

L’art du Tour se compose d’une double expérience. Celle de l’isolement intérieur provoquée par une forme de désorientation (« où étions-nous hier », « où allons-nous demain ? »), associée à celle d’un exil collectif qui serait tout le contraire d’un cheminement sans but (« où est le road-book ? »). Hier, entre Laissac-Sévérac-l’Église et Le Puy-en-Velay (189,5 km), après avoir franchi les Vosges, le Jura et les Pyrénées, le peloton attaquait les plateaux du Massif central sous une belle chaleur. Nous n’avions qu’un mot en bouche, qui valait toutes les onomatopées : « Déjà ! » Ce parcours de moyenne montagne grimpait dès sa première heure, avec la montée de Naves d’Aubrac (1re cat., 8,9 km à 6,4 %). Cinq courageux partirent en éclaireurs, tous rejoints par une énorme patrouille de vingt-trois baroudeurs, dont les Français Warren Barguil et Thibaut Pinot.

Le matin, dans l’Équipe, Romain Bardet jouait le…

Lire la suite

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *